Dossier analytique
GHRP-6 — dossier sécrétagogue de première génération
Hexapeptide de première génération, référence historique de la famille des sécrétagogues.
Identité moléculaire
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Numéro CAS | 87616-84-0 |
| Masse molaire | 873.01 g/mol |
| Formule brute | C₄₆H₅₆N₁₂O₆ |
| Séquence / nature | His-D-Trp-Ala-Trp-D-Phe-Lys-NH₂ |
| Pureté | ≥99% |
| Aspect | Poudre lyophilisée blanche |
Les valeurs ci-dessus correspondent au lot en catalogue et sont reprises telles quelles depuis la fiche produit. Toute divergence entre ce dossier et la fiche doit être signalée avant utilisation.
Contexte de recherche
Ce composé a une valeur historique précise : il a servi à caractériser un récepteur avant que son ligand endogène ne soit connu. Cette séquence inversée — outil synthétique d’abord, ligand naturel ensuite — est peu fréquente et fait de ce peptide un jalon méthodologique du domaine.
Mécanisme étudié
Le GHRP-6 est un hexapeptide agoniste du GHSR-1a, appartenant à la première génération des peptides sécrétagogues de l’hormone de croissance. Son intérêt scientifique est en partie historique : il fut l’un des outils qui permirent d’identifier l’existence d’un récepteur distinct de celui du GHRH, avant que le ligand endogène — la ghréline — ne soit découvert.
Cette chronologie est notable en pharmacologie : le récepteur fut caractérisé au moyen d’un ligand synthétique plusieurs années avant l’identification de son ligand naturel.
Comme les autres agonistes du GHSR, il active la voie Gq/phospholipase C avec mobilisation calcique. Sa sélectivité est cependant moindre que celle de l’ipamoréline : les essais publiés rapportent une activité résiduelle sur d’autres axes hypophysaires, ce qui en fait un comparateur utile mais un outil moins spécifique pour isoler la contribution d’un seul récepteur.
Littérature in-vitro
Le corpus est ancien et abondant. Le GHRP-6 sert fréquemment de contrôle positif dans les essais fonctionnels sur GHSR-1a.
Points d’entrée bibliographiques
- PubMed — littérature évaluée par les pairs
- PubChem — profil chimique et données d’essai
- NCBI — références de méthodologie et de récepteurs
Ces liens constituent un point d’entrée dans la littérature et non une sélection éditorialisée. Aucune des sources citées ne se rapporte à un usage humain de ce matériau, et leur consultation directe est recommandée pour toute conception de protocole.
Distinguer ce composé de ses analogues
Premier de la série des GHRP. À distinguer du GHRP-2 et de l’hexaréline, de séquences proches et de profils de sélectivité différents.
Le numéro CAS porté sur la fiche produit est l’identifiant à retenir. Les dénominations commerciales, codes de développement et abréviations d’usage varient d’une source à l’autre et ne constituent pas une identification fiable.
Limites méthodologiques
Sélectivité inférieure à celle des sécrétagogues ultérieurs : l’activité résiduelle rapportée sur d’autres axes hypophysaires constitue une variable de confusion dans tout essai visant à isoler la voie GHSR. Le tryptophane de la séquence est sensible à l’oxydation, source de dégradation mesurable.
Ces limites ne sont pas des réserves de forme : elles déterminent ce qu’un protocole employant ce matériau peut ou ne peut pas établir. Les expliciter dans le plan expérimental évite d’attribuer au composé une observation imputable au système de mesure.
Paramètres analytiques
Hexapeptide comportant des résidus D et un tryptophane, ce dernier sensible à l’oxydation. La conservation à l’abri de la lumière est justifiée par cette sensibilité.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Conservation | Conservation à −20 °C, à l’abri de la lumière |
| Solubilité | Soluble en eau bactériostatique (BAC) |
| Stabilité | Stable 24 mois à −20 °C ; 30 jours après reconstitution à 2–8 °C |
| Méthodes de contrôle | RP-HPLC · MS · NMR |
La reconstitution relève du protocole expérimental. Le volume de solvant détermine la concentration finale et n’est pas prescrit ici : il dépend de la conception de l’expérience et des conditions de l’essai.
Concentrations résultantes
Le tableau ci-dessous est arithmétique : il indique la concentration obtenue pour un volume de solvant donné, sans recommandation d’usage.
| Conditionnement | 1 ml | 2 ml | 3 ml |
|---|---|---|---|
| 10mg | 10.00 mg/ml | 5.00 mg/ml | 3.33 mg/ml |
Ces valeurs supposent une dissolution complète et un contenu peptidique conforme au rapport de lot. Lorsque le contenu quantitatif réel diffère de la masse nominale — écart courant, lié aux contre-ions et à l’eau résiduelle — la concentration effective est inférieure à la valeur théorique. C’est précisément la raison pour laquelle le contenu quantitatif par flacon fait partie du protocole de vérification.
Conception de protocole
Trois points conditionnent la validité d’un essai employant ce matériau, indépendamment de la question posée.
La concentration effective n’est pas la concentration nominale. Elle dépend du contenu peptidique réel du lot, de la dissolution complète et de l’adsorption sur les parois du contenant. Un contrôle de concentration après reconstitution est préférable à l’hypothèse d’un rendement parfait.
La durée d’exposition réelle peut être inférieure à la durée nominale lorsque le composé est dégradé par le milieu. Vérifier la stabilité dans les conditions exactes de l’essai — milieu, sérum, température, durée — avant d’interpréter une absence d’effet.
Le bras de contrôle doit correspondre au véhicule effectivement employé, à la même concentration finale. Cette exigence est banale et reste la cause la plus fréquente de résultats non reproductibles.
Vérification du lot
Les conditionnements suivants sont couverts par un rapport Janoshik Analytical, consultable depuis la fiche produit :
- 10mg — rapport de lot disponible
| Conditionnement | Rapport de lot | Disponibilité |
|---|---|---|
| 10mg | Couvert | En stock |
Le programme de vérification porte exclusivement sur l’identité et la pureté du matériau, par chromatographie en phase inverse et spectrométrie de masse. Il ne couvre ni la stérilité, ni les endotoxines, ni aucune caractéristique microbiologique.
Questions fréquentes
Comment se présente ce produit à la réception ?
Sous forme de poudre lyophilisée en flacon scellé, expédiée sous emballage isotherme et neutre. Replacez le flacon à la température de conservation indiquée dans les spécifications dès réception.
Quel solvant utiliser pour la reconstitution ?
L’eau bactériostatique est le solvant de reconstitution usuel pour les peptides lyophilisés en contexte de laboratoire. Le volume relève du protocole expérimental et de la concentration recherchée ; nous ne fournissons aucune recommandation de dosage.
Combien de temps le matériau reste-t-il stable ?
La fenêtre de stabilité figure dans le tableau des spécifications de cette fiche, avant et après reconstitution. Ces valeurs correspondent aux conditions de conservation indiquées ; toute variation de température les raccourcit.
Le rapport d’analyse correspond-il exactement à mon flacon ?
Le rapport lié sur cette page correspond au conditionnement sélectionné. Chaque rapport est émis par Janoshik Analytical à partir d’un échantillon soumis anonymement, et porte sur l’identité et la pureté du peptide.
Ce produit peut-il être utilisé sur l’être humain ou l’animal ?
Non. Il s’agit d’un matériau de référence de qualité analytique destiné exclusivement à la recherche in-vitro en laboratoire. Toute administration à l’être humain ou à l’animal est exclue, et aucune allégation thérapeutique, diagnostique ou médicale n’est formulée.
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