Dossier analytique
GHK-Cu — dossier complexe cuivre et matrice extracellulaire
Tripeptide formant un complexe cuivre(II) de géométrie définie, étudié en remodelage matriciel.
Identité moléculaire
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Numéro CAS | 49557-75-7 |
| Masse molaire | 402.93 g/mol |
| Formule brute | C₁₄H₂₄CuN₆O₄ |
| Séquence / nature | Gly-His-Lys (gechelateerd met Cu²⁺) |
| Pureté | ≥99% |
| Aspect | Poudre lyophilisée blanche |
Les valeurs ci-dessus correspondent au lot en catalogue et sont reprises telles quelles depuis la fiche produit. Toute divergence entre ce dossier et la fiche doit être signalée avant utilisation.
Contexte de recherche
Le GHK-Cu est l’un des complexes peptide-métal les mieux caractérisés, et il sert de modèle d’étude pour la question plus générale du rôle des ions métalliques dans l’activité peptidique. Les travaux transcriptomiques publiés sur fibroblastes constituent l’un des jeux de données les plus complets disponibles pour un composé de cette catégorie.
Mécanisme étudié
Le GHK-Cu est un complexe entre le tripeptide glycyl-L-histidyl-L-lysine et un ion cuivre(II). Le peptide seul et le complexe cuivré ne sont pas équivalents : c’est la coordination du cuivre par l’azote de l’imidazole de l’histidine et par l’azote alpha-aminé qui définit la géométrie du complexe, et la littérature attribue à cette forme complexée l’essentiel de l’activité décrite.
Les travaux in-vitro publiés ont examiné l’expression génique en fibroblastes cutanés en culture, par puces à ADN et RT-qPCR. Les familles de gènes les plus fréquemment rapportées concernent la synthèse du collagène de type I, les métalloprotéinases matricielles (MMP) et leurs inhibiteurs tissulaires (TIMP) — l’équilibre MMP/TIMP étant le déterminant classique du remodelage de la matrice extracellulaire.
Le cuivre lui-même est un cofacteur de la lysyl oxydase, enzyme impliquée dans la réticulation du collagène et de l’élastine ; la littérature discute la part respective du peptide et de son ion métallique dans les effets observés, sans conclusion unanime.
Littérature in-vitro
Les modèles rapportés sont majoritairement des cultures de fibroblastes dermiques humains et des modèles de peau reconstruite. Les protocoles varient sensiblement quant à la concentration en cuivre libre du milieu, variable de confusion reconnue dans ce domaine.
Points d’entrée bibliographiques
- PubMed — littérature évaluée par les pairs
- PubChem — profil chimique et données d’essai
- NCBI — références de méthodologie et de récepteurs
Ces liens constituent un point d’entrée dans la littérature et non une sélection éditorialisée. Aucune des sources citées ne se rapporte à un usage humain de ce matériau, et leur consultation directe est recommandée pour toute conception de protocole.
Distinguer ce composé de ses analogues
Le tripeptide GHK non complexé et le complexe GHK-Cu sont deux entités distinctes aux propriétés différentes. La coloration bleue indique la complexation mais n’en quantifie pas le degré.
Le numéro CAS porté sur la fiche produit est l’identifiant à retenir. Les dénominations commerciales, codes de développement et abréviations d’usage varient d’une source à l’autre et ne constituent pas une identification fiable.
Voies d’administration employées dans la littérature
Une part importante des recherches sur le GHK-Cu porte sur la voie topique, le tripeptide cuivré ayant été étudié en formulation cutanée dans des travaux sur le remodelage matriciel. La littérature comporte également des travaux employant une administration parentérale — par injection — chez l’animal de laboratoire, notamment dans les modèles de cicatrisation.
Ces deux voies répondent à des questions expérimentales distinctes. La voie topique interroge l’action locale sur le tissu ; l’injection, dans les modèles animaux, interroge une exposition systémique. Les requêtes du type « GHK-Cu injection », « GHK-Cu injections » ou « copper peptides injection » renvoient à cette seconde catégorie de travaux expérimentaux. GHKCu, GHK-Cu et « copper peptide » y désignent le même complexe. Les résultats obtenus par l’une ne se transposent pas à l’autre.
Trois précisions encadrent cette section, et elles sont déterminantes.
Ce sont des protocoles expérimentaux publiés, conduits en laboratoire ou sur modèle animal dans un cadre éthique encadré. Ils décrivent ce que des chercheurs ont fait, pas ce qu’il conviendrait de faire.
Le cuivre est un métal de transition. Le GHK-Cu n’est pas un peptide simple mais un complexe chélaté, et le devenir du cuivre conditionne son profil. C’est une différence de nature avec les peptides non métalliques, et la raison pour laquelle l’extrapolation entre voies est particulièrement hasardeuse ici.
Le matériau que nous fournissons est un étalon analytique in-vitro. Il n’est destiné ni à l’être humain ni à l’animal, et aucune voie d’administration n’est proposée, décrite ou recommandée pour lui. La reconstitution documentée sur ce site est une opération de préparation d’échantillon pour l’analyse — le guide de reconstitution ne contient aucun protocole d’administration.
Limites méthodologiques
Le cuivre libre du milieu de culture est une variable de confusion majeure et fréquemment non contrôlée. Un effet attribué au complexe peut relever du cuivre seul ; le contrôle approprié consiste à exposer les cellules à une source de cuivre équimolaire sans peptide. Les publications dépourvues de ce bras de contrôle ne permettent pas de conclure.
Ces limites ne sont pas des réserves de forme : elles déterminent ce qu’un protocole employant ce matériau peut ou ne peut pas établir. Les expliciter dans le plan expérimental évite d’attribuer au composé une observation imputable au système de mesure.
Paramètres analytiques
La couleur bleue caractéristique du complexe est un indicateur visuel de la coordination du cuivre, mais ne constitue pas un critère de pureté. L’analyse chromatographique porte sur la fraction peptidique.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Conservation | Conservation à −20 °C, à l’abri de la lumière |
| Solubilité | Soluble en eau bactériostatique (BAC) |
| Stabilité | Stable 24 mois à −20 °C ; 30 jours après reconstitution à 2–8 °C |
| Méthodes de contrôle | RP-HPLC · MS · NMR |
La reconstitution relève du protocole expérimental. Le volume de solvant détermine la concentration finale et n’est pas prescrit ici : il dépend de la conception de l’expérience et des conditions de l’essai.
Concentrations résultantes
Le tableau ci-dessous est arithmétique : il indique la concentration obtenue pour un volume de solvant donné, sans recommandation d’usage.
| Conditionnement | 1 ml | 2 ml | 3 ml |
|---|---|---|---|
| 50mg | 50.00 mg/ml | 25.00 mg/ml | 16.67 mg/ml |
| 100mg | 100.00 mg/ml | 50.00 mg/ml | 33.33 mg/ml |
Ces valeurs supposent une dissolution complète et un contenu peptidique conforme au rapport de lot. Lorsque le contenu quantitatif réel diffère de la masse nominale — écart courant, lié aux contre-ions et à l’eau résiduelle — la concentration effective est inférieure à la valeur théorique. C’est précisément la raison pour laquelle le contenu quantitatif par flacon fait partie du protocole de vérification.
Conception de protocole
Trois points conditionnent la validité d’un essai employant ce matériau, indépendamment de la question posée.
La concentration effective n’est pas la concentration nominale. Elle dépend du contenu peptidique réel du lot, de la dissolution complète et de l’adsorption sur les parois du contenant. Un contrôle de concentration après reconstitution est préférable à l’hypothèse d’un rendement parfait.
La durée d’exposition réelle peut être inférieure à la durée nominale lorsque le composé est dégradé par le milieu. Vérifier la stabilité dans les conditions exactes de l’essai — milieu, sérum, température, durée — avant d’interpréter une absence d’effet.
Le bras de contrôle doit correspondre au véhicule effectivement employé, à la même concentration finale. Cette exigence est banale et reste la cause la plus fréquente de résultats non reproductibles.
Vérification du lot
Les conditionnements suivants sont couverts par un rapport Janoshik Analytical, consultable depuis la fiche produit :
- 50mg — rapport de lot disponible
- 100mg — rapport de lot disponible
| Conditionnement | Rapport de lot | Disponibilité |
|---|---|---|
| 50mg | Couvert | En stock |
| 100mg | Couvert | En stock |
Le programme de vérification porte exclusivement sur l’identité et la pureté du matériau, par chromatographie en phase inverse et spectrométrie de masse. Il ne couvre ni la stérilité, ni les endotoxines, ni aucune caractéristique microbiologique.
Questions fréquentes
Comment se présente ce produit à la réception ?
Sous forme de poudre lyophilisée en flacon scellé, expédiée sous emballage isotherme et neutre. Replacez le flacon à la température de conservation indiquée dans les spécifications dès réception.
Quel solvant utiliser pour la reconstitution ?
L’eau bactériostatique est le solvant de reconstitution usuel pour les peptides lyophilisés en contexte de laboratoire. Le volume relève du protocole expérimental et de la concentration recherchée ; nous ne fournissons aucune recommandation de dosage.
Combien de temps le matériau reste-t-il stable ?
La fenêtre de stabilité figure dans le tableau des spécifications de cette fiche, avant et après reconstitution. Ces valeurs correspondent aux conditions de conservation indiquées ; toute variation de température les raccourcit.
Le rapport d’analyse correspond-il exactement à mon flacon ?
Le rapport lié sur cette page correspond au conditionnement sélectionné. Chaque rapport est émis par Janoshik Analytical à partir d’un échantillon soumis anonymement, et porte sur l’identité et la pureté du peptide.
Ce produit peut-il être utilisé sur l’être humain ou l’animal ?
Non. Il s’agit d’un matériau de référence de qualité analytique destiné exclusivement à la recherche in-vitro en laboratoire. Toute administration à l’être humain ou à l’animal est exclue, et aucune allégation thérapeutique, diagnostique ou médicale n’est formulée.
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