Dossier analytique
Glutathion — dossier couple redox GSH/GSSG
Le principal antioxydant thiolé intracellulaire, et un tampon redox mesurable.
Identité moléculaire
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Numéro CAS | 70-18-8 |
| Masse molaire | 307.32 g/mol |
| Formule brute | C₁₀H₁₇N₃O₆S |
| Séquence / nature | γ-Glu-Cys-Gly |
| Pureté | ≥99% |
| Aspect | Poudre lyophilisée blanche |
Les valeurs ci-dessus correspondent au lot en catalogue et sont reprises telles quelles depuis la fiche produit. Toute divergence entre ce dossier et la fiche doit être signalée avant utilisation.
Contexte de recherche
Le glutathion est l’un des métabolites les mieux caractérisés de la biochimie cellulaire, et le rapport GSH/GSSG est un indicateur de référence employé bien au-delà des travaux qui le prennent pour objet. Sa présence en catalogue relève autant du réactif analytique que du composé étudié.
Mécanisme étudié
Le glutathion est un tripeptide de séquence γ-glutamyl-cystéinyl-glycine. Sa particularité structurale tient à la liaison isopeptidique gamma entre le glutamate et la cystéine, qui le rend résistant aux peptidases classiques — celles-ci n’hydrolysant que les liaisons alpha.
La fonction thiol de la cystéine porte l’essentiel de la réactivité. Le glutathion réduit (GSH) s’oxyde en disulfure (GSSG), et le rapport GSH/GSSG constitue l’indicateur de référence de l’état redox intracellulaire. La régénération du GSH à partir du GSSG est assurée par la glutathion réductase, aux dépens du NADPH.
Une seconde fonction, distincte de l’activité antioxydante, est la conjugaison : les glutathion-S-transférases catalysent la fixation du GSH sur des électrophiles, étape initiale de la détoxification de phase II.
Les mesures in-vitro reposent sur le dosage colorimétrique au DTNB (réactif d’Ellman), les méthodes HPLC avec dérivation, et les sondes ratiométriques génétiquement encodées permettant le suivi compartimenté.
Littérature in-vitro
La distinction méthodologique entre glutathion total et glutathion réduit est essentielle : de nombreux dosages mesurent le total et la valeur rapportée dépend alors du protocole de réduction employé.
Points d’entrée bibliographiques
- PubMed — littérature évaluée par les pairs
- PubChem — profil chimique et données d’essai
- NCBI — références de méthodologie et de récepteurs
Ces liens constituent un point d’entrée dans la littérature et non une sélection éditorialisée. Aucune des sources citées ne se rapporte à un usage humain de ce matériau, et leur consultation directe est recommandée pour toute conception de protocole.
Distinguer ce composé de ses analogues
La liaison gamma-glutamyl distingue le glutathion d’un tripeptide linéaire ordinaire et explique sa résistance aux peptidases. Cette particularité est structurale et non anecdotique.
Le numéro CAS porté sur la fiche produit est l’identifiant à retenir. Les dénominations commerciales, codes de développement et abréviations d’usage varient d’une source à l’autre et ne constituent pas une identification fiable.
Limites méthodologiques
La distinction entre glutathion total et glutathion réduit conditionne l’interprétation de tout dosage, et de nombreuses publications ne précisent pas le protocole employé. L’oxydation à l’air pendant la préparation de l’échantillon est une source d’erreur systématique, allant dans le sens d’une surestimation du GSSG.
Ces limites ne sont pas des réserves de forme : elles déterminent ce qu’un protocole employant ce matériau peut ou ne peut pas établir. Les expliciter dans le plan expérimental évite d’attribuer au composé une observation imputable au système de mesure.
Paramètres analytiques
Le thiol libre s’oxyde à l’air. Le matériau lyophilisé doit être conservé à l’abri de l’oxygène et la solution préparée extemporanément pour toute mesure redox.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Conservation | Conservation à −20 °C, à l’abri de la lumière |
| Solubilité | Soluble en eau bactériostatique (BAC) |
| Stabilité | Stable 24 mois à −20 °C ; 30 jours après reconstitution à 2–8 °C |
| Méthodes de contrôle | RP-HPLC · MS · NMR |
La reconstitution relève du protocole expérimental. Le volume de solvant détermine la concentration finale et n’est pas prescrit ici : il dépend de la conception de l’expérience et des conditions de l’essai.
Concentrations résultantes
Le tableau ci-dessous est arithmétique : il indique la concentration obtenue pour un volume de solvant donné, sans recommandation d’usage.
| Conditionnement | 1 ml | 2 ml | 3 ml |
|---|---|---|---|
| 1500mg | 1500.00 mg/ml | 750.00 mg/ml | 500.00 mg/ml |
Ces valeurs supposent une dissolution complète et un contenu peptidique conforme au rapport de lot. Lorsque le contenu quantitatif réel diffère de la masse nominale — écart courant, lié aux contre-ions et à l’eau résiduelle — la concentration effective est inférieure à la valeur théorique. C’est précisément la raison pour laquelle le contenu quantitatif par flacon fait partie du protocole de vérification.
Conception de protocole
Trois points conditionnent la validité d’un essai employant ce matériau, indépendamment de la question posée.
La concentration effective n’est pas la concentration nominale. Elle dépend du contenu peptidique réel du lot, de la dissolution complète et de l’adsorption sur les parois du contenant. Un contrôle de concentration après reconstitution est préférable à l’hypothèse d’un rendement parfait.
La durée d’exposition réelle peut être inférieure à la durée nominale lorsque le composé est dégradé par le milieu. Vérifier la stabilité dans les conditions exactes de l’essai — milieu, sérum, température, durée — avant d’interpréter une absence d’effet.
Le bras de contrôle doit correspondre au véhicule effectivement employé, à la même concentration finale. Cette exigence est banale et reste la cause la plus fréquente de résultats non reproductibles.
Vérification du lot
Les conditionnements suivants sont couverts par un rapport Janoshik Analytical, consultable depuis la fiche produit :
- 1500mg — rapport de lot disponible
| Conditionnement | Rapport de lot | Disponibilité |
|---|---|---|
| 1500mg | Couvert | En stock |
Le programme de vérification porte exclusivement sur l’identité et la pureté du matériau, par chromatographie en phase inverse et spectrométrie de masse. Il ne couvre ni la stérilité, ni les endotoxines, ni aucune caractéristique microbiologique.
Questions fréquentes
Comment se présente ce produit à la réception ?
Sous forme de poudre lyophilisée en flacon scellé, expédiée sous emballage isotherme et neutre. Replacez le flacon à la température de conservation indiquée dans les spécifications dès réception.
Quel solvant utiliser pour la reconstitution ?
L’eau bactériostatique est le solvant de reconstitution usuel pour les peptides lyophilisés en contexte de laboratoire. Le volume relève du protocole expérimental et de la concentration recherchée ; nous ne fournissons aucune recommandation de dosage.
Combien de temps le matériau reste-t-il stable ?
La fenêtre de stabilité figure dans le tableau des spécifications de cette fiche, avant et après reconstitution. Ces valeurs correspondent aux conditions de conservation indiquées ; toute variation de température les raccourcit.
Le rapport d’analyse correspond-il exactement à mon flacon ?
Le rapport lié sur cette page correspond au conditionnement sélectionné. Chaque rapport est émis par Janoshik Analytical à partir d’un échantillon soumis anonymement, et porte sur l’identité et la pureté du peptide.
Ce produit peut-il être utilisé sur l’être humain ou l’animal ?
Non. Il s’agit d’un matériau de référence de qualité analytique destiné exclusivement à la recherche in-vitro en laboratoire. Toute administration à l’être humain ou à l’animal est exclue, et aucune allégation thérapeutique, diagnostique ou médicale n’est formulée.